Il y a quelques jours, j'ai eu une discussion presque troublante avec un ami. Nous nous sommes rendu compte que nous avions les mêmes collègues. Sisi je vous assure. Pas la même boite, mais bien les mêmes gens.
Déjà il y a toujours la bande super branchée, jeune et sympathique, les winners de base, qui connaissent tous les bars à vin de la capitale. Et aussi chaque restau de la rue sainte anne, ils savent où trouver les meilleurs sushis et tous les meilleurs truc-aki. Il se déplacent en bande, mais rarement avec leurs collègues sosies du bureau. En général, ils connaissent d'ailleurs tous les mêmes endroits. Ils sont allés dans les mêmes restaux, mais sans jamais se croiser. Bien sur, pour cette espèce-ci on peut reconnaître le membre alpha, c'est celui qui peut trouver pour les autres dans chaque quartier un restau bobo ou bar à vin que les autres ne connaissent pas. Cette compétence très importante socialement se travaille, il faut toujours être à la pointe et connaître tel restau qui vient d'ouvrir et il paraît que tel grand acteur y va régulièrement. Pour utiliser l'argument grand acteur il est fondamental de prendre un petit air désabusé, genre je cite gala mais je m'en fous je suis bien au dessus de ça je n'y vais pas parce que c'est people mais bien parce que j'ai bon goût. Que voulez vous que j'y fasse si j'ai les mêmes goûts que tel acteur à la mode je n'y peux rien. Normalement je ne devrais pas avoir à le préciser mais d'ailleurs, on ne cite pas les restaux où se rendent les acteurs pourris. Je n'ai jamais entendu personne se vanter de connaître le restau ou Van damme se rend quand il est à Paris.
Cette bande d'individus à part vise aussi tout dans le bon ordre. Ils se marient entre 22 et 25 ans, peu après arrive le premier enfant (avant ou après l'achat de l'appartement), qui ne sera pas fils unique. Evidemment, chaque étape de la vie est récompensée par l'entreprise, et on débloque la participation, et on reçoit une rose, et ci et ça. On se sent un peu dans un livre de photos quitsh, ou bien dans Edouard aux mains d'argent. En fait pour moi le fait d'être à ce point dans le rang est suspect mais personne ne voit rien à y redire. Et d'un côté, A part en les traitant de mutants, on ne peut rien reprocher aux habitants du pays d'Edouard. La periode faste pour cette ethnie est bien l'arrivée du printemps. Là, sur une équipe d'une quinzaine de personnes vous pouvez bien compter sur deux mariages. Eux mêmes ont entre deux et huit mariages dans la saison, et s'échangent des conseils, puisque certains organisent le leur, d'autres celui de leur frère et d'autres encore celui de leur meilleur ami pour lequel ils sont témoin. Je vais vraiment passer pour une tarée sur ce blog, je tiens donc à dire que je n'ai rien contre les mariages. En plus, je ne suis absolument pas jalouse. Mais le côté bien rangé, on fait tous pareil, on fait des mariages grandioses et on peut se montrer les photos, très peu pour moi. Pourtant c'est bien le principal mode de discussion dans les équipes. En mai, si tu n'as pas de mariage ou aller, soit tu es stagiaire et trop jeune, soit tu es naze.
A part dans ces groupe existe le bobo roots. Lui c'est probablement ce que je deviendrai quand j'aurai un salaire et pourtant c'est à mon avis le plus dangereux. Il prend les règles précédentes à la légère. Il fait des vacances trop cool genre je pars en van volkswagen, il fait du surf, il fait des activités chères, mais roots, il part en Inde passer quinze jours dans un temple ou faire de la rando au Népal. Bref ses activités font rêver tout le monde, même ceux qui paraissent normaux. Ensuite il raconte d'un air enjoué et détaché ce qu'il a fait. Mais là ou il est bien différent, c'est que tout d'abord il a une chance sur deux d'être noble, et puis il n'est qu'un espion dans les équipes de vrais roots. De retour dans sa tribu, pour simplifier son intégration, il s'amuse à mépriser ceux qu'il a croisé. Il prend tout au second degré, mais il se permet de se moquer de tout.
Notre discussion sur nos collègues aurait pu durer encore plus longtemps : chaque caractéristique lancée par l'un de nous était reprise par l'autre. Oui nous vivons dans des monde identiques. Après il ne faut pas exagérer, parmi cette bande, il y a aussi la bande qui rit trop fort, celle qui fait des blagues de prout, celui qui juste s'en fout de toutes les conversations, ceux qui râlent ouvertement contre le boulot. Mais vraiment on se demande si nous resterons comme nous sommes ou si nous pencherons petit à petit vers les bars à vin ou bien les trecks hautains....
Du coup, j'y vais (et j'y ai pas d'actions):
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mercredi 12 octobre 2011
jeudi 6 octobre 2011
Le chômage
Je me rends compte aujourd'hui que je n'ai jamais parlé dans ce blog de cette fabuleuse partie de ma vie qu'est le chômage. Pourtant il a déjà occupé une bonne partie de ma vie puisque sans avoir jamais travaillé (ou du moins gagné un mois à temps plein qui ne soit un stage ou contrat de professionnalisation), j'ai tout de même réussi a passer un an et un mois au chômage. Un an parce que j'étais diplômée 2011, que je cherchais dans la communication (pour les poètes ou ceux qui n'y connaissent rien = le secteur cadre le plus bouché), que j'avais fait deux stages pas très valorisés suite à des décisions anarchiques et des conseils ignorants (suffit de faire une école de commerce avec des parents fonctionnaires pour comprendre pourquoi tant de fils de médecins deviennent médecins, fils d'entrepreneurs deviennent patrons. Quand votre famille n'y connaît rien, elle peut vous donner des conseils imbéciles et vous soutenir dans des décisions débiles). Donc bardée d'un diplôme glorieux sans aucune spécialisation, un stage dans une minuscule boite en événementiel et un stage dans un journal en communication, j'étais bien équipée pour commencer... le chômage.
Après un an de recherche, trois entretiens en tout, je me suis décidée à me réorienter, passer un nouveau diplôme et faire comme tout le monde, un stage dans un grosse boite, qui donne bien sur le CV. En 2009, nous avons bien entendu, mes amis nouveaux diplômés /nouveau chercheurs d'emploi (ben oui je dis chômage mais faut pas charier on gagnait pas un rond, et le RSA cest pour les plus de 25ans, donc nos parents ont eu le bonheur de nous héberger, nourrir, et participer au remboursement du pret pour l'école.
Je n'ai jamais entendu personne parler de ce qu'on ressent lorsqu'on est au chômage. Parce que bien sur, comme dans les fictions, on se sent complètement inutile pour la société. Mais pas seulement.
Le chômage, pour les jeunes diplomés, c'est n'avoir pas d'avenir. J'ai l'air d'augmenter la vérité mais c'est vrai. On ne sait pas encore ce qu'on va devenir. Alors on ne peut même pas l'imaginer, il n'y a plus rien devant nous. On va à l'ANPE, et on sait qu'on est un déchet. On croise des gens à l'ANPE qui en échange d'aucune aide financière exigent des rendez vous une fois par mois pour... apprendre a faire un CV... et autres grandes découvertes de choses qu'on nous a bien appris cent fois. En fait, par l'ANPE on peut obtenir quelques avantages : une carte rose qui donne des réductions, des remboursements de transport, et même selon les régions des caartes de transport... Seulement il faut connaître toutes ces possibilités car les conseillers ne sont pas la pour les donner... il faut les réclamer!
Lorsqu'on est au chômage on ne peut faire aucun projet sur plus d'une semaine : impossible de s'inscrire dans un cour de sport/ de langue/ de musique, dans une association : on va changer de ville sous peu. Impossible de prévoir ses prochaines vacances : si on est toujours au chomage on n'aura pas les sous, si on a trouvé, on aura pas le temps. Impossible de prévoir de passer du temps par ci par la : et si on avait un entretien?
Lorsqu'on est au chômage, on fait aussi plein de projets : on va se mettre a la couture, au chinois, lire des livres d'art, aller dans des expos, tenir son blog... mais en fait c'est quand on a rien à faire que c'est le plus dur de s'y mettre... et on passe la journée dans son lit a regarder des séries et se dire qu'il faudrait postuler.
Lorsqu'on est au chômage, on postule, mais c'est à chaque fois très dur. D'abord, il faut sélectionner les offres. Au début, on est sélectif: "je veux travailler dans les cosmétiques de luxe", "je veux travailler dans les festivals culturels", "je veux être acheteur dans l'industrie aérospatiale" " je veux travailler au marketing des produits high tech". Puis on postule. six mois plus tard, on veut juste un emploi. Celui qui visait les cosmétiques attérira dans les assurances pour personnes agées, celui qui veut faire des festivals devra recommencer des études, le futur acheteur achètera des tuyaux et la marketeuse high tech travaille dans une banque. Mais avant de savoir qu'un jour ils s'en sortiront (parceque ça je n'en doute pas), ils doivent ouvrir leurs possibilités. Et ils sélectionnent des offres. Tout le monde se croit spécialement bête mais apparemment tout le monde fait pareil: on sélectionne les offres, et elles sont tellement déprimante qu'on n'y répond pas. On les stock dans un coin de son firefox jusqu'à ce qu'on se motive... tellement de jours plus tard qu'on pourra supprimer la moitié des offres. D'ailleurs quand on croise des non-chomeurs ils s'ettonnent : pourquoi tu ne postules pas? tu n'as pas tout a fait le profil, mais ça ne te coute rien! il faut combattre cette idée. Postuler, ça coute. Beaucoup. Ca coute un peu en huile de coude, mais ça on est dacc, on a pas besoin de l'économiser au chomage. Mais ça coute surtout énormément en espoir. En rêve. Chaque offre répondue c'est un peu d'espoir si on ne reçoit pas de réponse. Chaque offre, c'est un peu de rêve: on se projette toujours dans cet avenir où on aura ce boulot. Mais rien. En répondant à cette offre en inde, on rêve de fabuleux voyages. En répondant à cette offre chez Lancôme on rêve du mascara a rapporter chez soi, on rêve du quartier où on aura notre appart, de la déco qu'il aura, on rêve de tout. Quand on répond à une offre dans la semaine et qu'on n'a pas eu de réponse, on se dit que ce n'était qu'une offre. Mais quand on répond à 25 offre dans la semaine, on se dit que si personne ne nous a répondu c'est vraiment que personne ne veut de nous. Alors non, postuler, ça ne coute pas rien.
Le plus déprimant quand on est au chomage, c'est qu'on est seul. C'est surement pour ça qu'on est capable de manquer de dignité au point de rester seul enfermé chez soi... Il y a des jours ou si on ne sort pas, on ne parlera à personne... Et quand on parle, on ne peut pas se plaindre parce que sinon quelques imbéciles vous renvoient la balle : "je ne comprends pas que tu ne trouve pas. ça parait pas possible." "mon fils a fait un CAP, là au moins il n'y a pas de chômage". Alors il faut prendre le tout avec humour : on est en vacances indéterminées, on s'éclate. Quand on est avec ses amis qui eux ont un salaire, on fait quelques blagues sur le fait que nous on en a pas : ils se souviennent comme ca qu'on ne peut pas aller dans un restau cher.
En 2009, à la radio, j'ai entendu quelqu'un appeler la génération 2009 "génération sacrifiée". Depuis, le slogan a été repris. Je suis diplômée 2009. et je suppose que quand un mec a la radio se permet d'utiliser ce genre de slogan, il ne pense pas vraiment a tous les 2009 qui l'entendent alors qu'ils sont effectivement au chomage. Eh bien ce mec, je le hais. Parce que si certains ont décidé de nous sacrifier, merci de ne pas nous le dire, merci de ne pas nous en parler, merci de nous soutenir. Maintenant, je suis diplômée 2011. Et même s'il y a la crise, même si tout le cac 40 a déja fermé les écoutilles (gelé les emplois), je les emmerde les journalistes. On en a marre qu'on nous dise a la radio qu'on est mis de coté qu'on est éliminé, quon est jeté. En ce premier mois de recherche, j'ai déjà une impression de déjà vu. mais le premier qui fait des reflexions findumondiste sur la génération 2011... je l'explose.
Ce message est peut etre un peu pesant, surement un peu long, mais c'est surement pour le moment le seul message utile de mon blog:
aux chomeurs, je voulais dire une chose, dites vous qu'on est tous pareils. ne vous prenez pas la tête. ça va passer.
aux journalistes, arretez de nous emmerder en nous répétant qu'on est dans la merde. On le sait. Arretez aussi de nous dire que la crise va mieux pour nous dire qu'elle est repartie deux jours plus tard. Si vous ne savez pas, si l'évolution est minime, n'en parlez pas. Ca nous va bien d'entendre parler des autres pays, des disputes entre partis...
aux recruteurs: svp envoyez une réponse. ça vous prendra dix minutes. Et nous on sait enfin a quoi s'attendre. Et si vous faites partie des enflures de recruteurs qui publient des offres alors qu'il n'y en a pas, réalisez deux minutes, regardez vous dans un miroir. Parce que sincèrement vous me dégoutez si vous êtes capables de placer vos enquêtes avant les dizaines de gens qui répondent... pour rien.
aux amis / parents / collegues : essayez d'être légers. On va s'en sortir, et on fait déjà de notre mieux. Alors arrêtez de faire genre qu'on n'a pas pensé a la solution idéale à laquelle vous vous avez pensé, arrêtez de nous demander ou ça en est. Si on trouve, on enverra un faire part.
Après un an de recherche, trois entretiens en tout, je me suis décidée à me réorienter, passer un nouveau diplôme et faire comme tout le monde, un stage dans un grosse boite, qui donne bien sur le CV. En 2009, nous avons bien entendu, mes amis nouveaux diplômés /nouveau chercheurs d'emploi (ben oui je dis chômage mais faut pas charier on gagnait pas un rond, et le RSA cest pour les plus de 25ans, donc nos parents ont eu le bonheur de nous héberger, nourrir, et participer au remboursement du pret pour l'école.
Je n'ai jamais entendu personne parler de ce qu'on ressent lorsqu'on est au chômage. Parce que bien sur, comme dans les fictions, on se sent complètement inutile pour la société. Mais pas seulement.
Le chômage, pour les jeunes diplomés, c'est n'avoir pas d'avenir. J'ai l'air d'augmenter la vérité mais c'est vrai. On ne sait pas encore ce qu'on va devenir. Alors on ne peut même pas l'imaginer, il n'y a plus rien devant nous. On va à l'ANPE, et on sait qu'on est un déchet. On croise des gens à l'ANPE qui en échange d'aucune aide financière exigent des rendez vous une fois par mois pour... apprendre a faire un CV... et autres grandes découvertes de choses qu'on nous a bien appris cent fois. En fait, par l'ANPE on peut obtenir quelques avantages : une carte rose qui donne des réductions, des remboursements de transport, et même selon les régions des caartes de transport... Seulement il faut connaître toutes ces possibilités car les conseillers ne sont pas la pour les donner... il faut les réclamer!
Lorsqu'on est au chômage on ne peut faire aucun projet sur plus d'une semaine : impossible de s'inscrire dans un cour de sport/ de langue/ de musique, dans une association : on va changer de ville sous peu. Impossible de prévoir ses prochaines vacances : si on est toujours au chomage on n'aura pas les sous, si on a trouvé, on aura pas le temps. Impossible de prévoir de passer du temps par ci par la : et si on avait un entretien?
Lorsqu'on est au chômage, on fait aussi plein de projets : on va se mettre a la couture, au chinois, lire des livres d'art, aller dans des expos, tenir son blog... mais en fait c'est quand on a rien à faire que c'est le plus dur de s'y mettre... et on passe la journée dans son lit a regarder des séries et se dire qu'il faudrait postuler.
Lorsqu'on est au chômage, on postule, mais c'est à chaque fois très dur. D'abord, il faut sélectionner les offres. Au début, on est sélectif: "je veux travailler dans les cosmétiques de luxe", "je veux travailler dans les festivals culturels", "je veux être acheteur dans l'industrie aérospatiale" " je veux travailler au marketing des produits high tech". Puis on postule. six mois plus tard, on veut juste un emploi. Celui qui visait les cosmétiques attérira dans les assurances pour personnes agées, celui qui veut faire des festivals devra recommencer des études, le futur acheteur achètera des tuyaux et la marketeuse high tech travaille dans une banque. Mais avant de savoir qu'un jour ils s'en sortiront (parceque ça je n'en doute pas), ils doivent ouvrir leurs possibilités. Et ils sélectionnent des offres. Tout le monde se croit spécialement bête mais apparemment tout le monde fait pareil: on sélectionne les offres, et elles sont tellement déprimante qu'on n'y répond pas. On les stock dans un coin de son firefox jusqu'à ce qu'on se motive... tellement de jours plus tard qu'on pourra supprimer la moitié des offres. D'ailleurs quand on croise des non-chomeurs ils s'ettonnent : pourquoi tu ne postules pas? tu n'as pas tout a fait le profil, mais ça ne te coute rien! il faut combattre cette idée. Postuler, ça coute. Beaucoup. Ca coute un peu en huile de coude, mais ça on est dacc, on a pas besoin de l'économiser au chomage. Mais ça coute surtout énormément en espoir. En rêve. Chaque offre répondue c'est un peu d'espoir si on ne reçoit pas de réponse. Chaque offre, c'est un peu de rêve: on se projette toujours dans cet avenir où on aura ce boulot. Mais rien. En répondant à cette offre en inde, on rêve de fabuleux voyages. En répondant à cette offre chez Lancôme on rêve du mascara a rapporter chez soi, on rêve du quartier où on aura notre appart, de la déco qu'il aura, on rêve de tout. Quand on répond à une offre dans la semaine et qu'on n'a pas eu de réponse, on se dit que ce n'était qu'une offre. Mais quand on répond à 25 offre dans la semaine, on se dit que si personne ne nous a répondu c'est vraiment que personne ne veut de nous. Alors non, postuler, ça ne coute pas rien.
Le plus déprimant quand on est au chomage, c'est qu'on est seul. C'est surement pour ça qu'on est capable de manquer de dignité au point de rester seul enfermé chez soi... Il y a des jours ou si on ne sort pas, on ne parlera à personne... Et quand on parle, on ne peut pas se plaindre parce que sinon quelques imbéciles vous renvoient la balle : "je ne comprends pas que tu ne trouve pas. ça parait pas possible." "mon fils a fait un CAP, là au moins il n'y a pas de chômage". Alors il faut prendre le tout avec humour : on est en vacances indéterminées, on s'éclate. Quand on est avec ses amis qui eux ont un salaire, on fait quelques blagues sur le fait que nous on en a pas : ils se souviennent comme ca qu'on ne peut pas aller dans un restau cher.
En 2009, à la radio, j'ai entendu quelqu'un appeler la génération 2009 "génération sacrifiée". Depuis, le slogan a été repris. Je suis diplômée 2009. et je suppose que quand un mec a la radio se permet d'utiliser ce genre de slogan, il ne pense pas vraiment a tous les 2009 qui l'entendent alors qu'ils sont effectivement au chomage. Eh bien ce mec, je le hais. Parce que si certains ont décidé de nous sacrifier, merci de ne pas nous le dire, merci de ne pas nous en parler, merci de nous soutenir. Maintenant, je suis diplômée 2011. Et même s'il y a la crise, même si tout le cac 40 a déja fermé les écoutilles (gelé les emplois), je les emmerde les journalistes. On en a marre qu'on nous dise a la radio qu'on est mis de coté qu'on est éliminé, quon est jeté. En ce premier mois de recherche, j'ai déjà une impression de déjà vu. mais le premier qui fait des reflexions findumondiste sur la génération 2011... je l'explose.
Ce message est peut etre un peu pesant, surement un peu long, mais c'est surement pour le moment le seul message utile de mon blog:
aux chomeurs, je voulais dire une chose, dites vous qu'on est tous pareils. ne vous prenez pas la tête. ça va passer.
aux journalistes, arretez de nous emmerder en nous répétant qu'on est dans la merde. On le sait. Arretez aussi de nous dire que la crise va mieux pour nous dire qu'elle est repartie deux jours plus tard. Si vous ne savez pas, si l'évolution est minime, n'en parlez pas. Ca nous va bien d'entendre parler des autres pays, des disputes entre partis...
aux recruteurs: svp envoyez une réponse. ça vous prendra dix minutes. Et nous on sait enfin a quoi s'attendre. Et si vous faites partie des enflures de recruteurs qui publient des offres alors qu'il n'y en a pas, réalisez deux minutes, regardez vous dans un miroir. Parce que sincèrement vous me dégoutez si vous êtes capables de placer vos enquêtes avant les dizaines de gens qui répondent... pour rien.
aux amis / parents / collegues : essayez d'être légers. On va s'en sortir, et on fait déjà de notre mieux. Alors arrêtez de faire genre qu'on n'a pas pensé a la solution idéale à laquelle vous vous avez pensé, arrêtez de nous demander ou ça en est. Si on trouve, on enverra un faire part.
vendredi 26 août 2011
La dure vie du stagiaire...
Je ne l’ai pas précisé, mais je suis un peu une stagiaire professionnelle. J’ai fait un an de stage exigé par mon école, et diplomée, je n’ai pas trouvé de travail. Alors j’ai rempilé pour un autre master, et comme on m’avait dit que je manquais d’expérience, je l’ai fait en alternance. Un an. Evidemment, pas vraiment en apprentissage parceque mon ecole ma appris que c’était impossible pour eux, mais en professionnalisation. C’est vachement mieux, cest vachement moins payé !
Le 31 aout sera donc mon dernier jour de contrat précaire. Pour le moment. pour ce dernier stage, parceque beaucoup de monde fait semblant que ce n’est pas considéré pareil, mais faut pas se leurrer, la seule différence (non négligeable), c’est qu’on a droit au CE, à l’interessement, mais qu’en dehors de ca on est beaucoup moins bien payé (yeah), donc pour ce dernier stage j’ai choisi une grosse boite, bien connue, qui donne bien sur mon CV. L’experience m’a appris que ce qui donne le mieux sur ton cv cest l’entreprise que tout le monde connait, si elle est grosse cest encore mieux. La super PME ou tu t’es eclaté et ou tu as fait le boulot de 5 personnes, parcequ’il n’y avait pas de moyen et que les stagiaires étaient considérés comme des employés, cette PME tout le monde s’en fout. Par contre le stage café bidon que tu as fait dans une boite super connue (pour moi dans les médias), ça tout le monde adore, il suffit de ne pas préciser que tu n’as presque pas vu ta boss, et qu’heureusement que tout le monde était adorable et que tu as pu visiter les autres services parceque sinon tu te serais ennuyé comme un rat mort seul dans son bureau. VDM. Peut etre que j’exagere un peu, parceque j’ai quand meme fait pas mal de trucs dans le second stage, mais c’est pas loin de la vérité.
Donc munie de ces nouvelles infos, j’ai décidé de faire un stage, le genre dont tout le monde réverait, dans une entreprise dont revent tous les moutons d’école de commerce (je ne prétends pas par la que tous les étudiants d’ecole de commerce sont des moutons, juste qu’il y en a quand meme pas mal – jen ai fait une - , et que ceux la revent de faire des stages dans des grosses boites qui me paraissent, a moi, sans grand interet – mis a part leur salaire d’embauche). Bref me voila au milieu d’une multinationale du CAC40, trop la classe, ajouter une ligne a mon CV, mais je l’espere bien, celle qui mettra des étoiles dans les yeux de mes recruteurs. Et puis on arrive a la fin du stage. Et puis c’est le tri sur le volet des ex-stagiaires. Qui va rester, qui est gerclé. Quelles excuses on donne. En fait chacun recoit le meme discours : vous ne vous imposez pas assez et vous manquez d’un projet professionnel précis (je me suis mordue la langue pour ne pas dire que ce qui me faisait rever c’était l’humanitaire et l’événementiel…). Seulement pour chacun ça a une valeur différente. Certains manquent de rigueur aussi, ou ne vont pas au bout des choses… alors qu’ils ont fait mieux ou plus que d’autres qui eux ne posaient pas de probleme sur ces points… la blague… pour certains le manque de communication est rédibitoire, on leur dit ciao. Une ancienne de mon master a meme eu un « on ne recrute plus que des ingénieurs ». Moi, avec les memes diplomes, on ne me le dit pas. Je suis jugée par ma n+2, qui est certainement tres fine et sympathique, mais qui n’a a peu pres pas travaillé avec moi… allez chercher l’erreur…
Bref apres m’etre choquée des stages ou l’on remplace un employé, des stages ou on est abandonné, je me surprends sur les « boites a stages » ou on donne des notes aux stagiaires pour savoir si on garde leur dossier ou si on le jette… vraiment tout un monde…
mercredi 17 août 2011
Retour de vacances!
Bon comme d’habitude, un rythme assez décousu dans les publications… mais c’est pour la bonne cause ! c’était les vacances !
Après ces quelques épisodes souterrains à paris, quelques articles à venir pour fêter l’été ! parce que j’ai su m’occuper : un week end gorges de l’ardeche sous un soleil éblouissant (sorry toujours pas de nouvel appareil photo qui ne risque rien et qui va sous leau, donc toujours pas trop de photos…), et un voyage génial au sénégal avec quelques pas en Gambie… et pleins de trucs a raconter, à montrer !
Bon pour ce qui est photos, j’essaie de m’améliorer, mais c’est pas fait : il faudrait que j’investisse, je rêve un peu et glane quelques conseils. En attendant, je reste avec mon petit appareil, un peu taché, un peu souffrant, qui quelques fois s’allume un peu en rose… bref… pas top… mais j’ai investi dans les disques durs pour sauvegarder toutes mes données de geekette, donc l’appareil attendra… surement mon premier emploi…
Il y a encore trop de questions pour l’acheter tout de suite : un gros très cher qui fait des photos trop belles mais que je n’oserai jamais sortir de peur de l’abimer ou simplement pasque c’est gênant de prendre des photos a la volée avec un appareil obèse, un petit malin qui va sous l’eau avec lequel je pourrai faire plein de photos sans avoir peur de l’exploser, les deux solutions précédentes combinées pour pouvoir m’adapter aux besoins, ou bien un compact super un peu cher qui prendrait des très bonnes photos mais jamais idéales, et dans ce cas quelle marque pour avoir les meilleures photos et le meilleur zoom ? bref grandes questions existentielles…
vendredi 1 juillet 2011
Focutisme
Aujourd'hui voila quelque chose dont je n'ai jamais osé parlé, probablement parceque je veux rester employable mais qui me tient pourtant à cœur. Pourquoi, comment, les gens deviennent aussi langue de bois au bout de quelques années d'emploi? Je ne comprends pas. Je travaille dans une grosse entreprise, et nous sommes une douzaine dans mon équipe. Seulement voila, il y a deux open spaces, séparés par un mur. Et puis il y a deux vagues d'arrivées, comme disent certains, les nouveaux, et les anciens. En gros dans mon open space, il y a plus d'anciens. De l'autre côté c'est plutôt les nouveaux qui reignent. En fait il faut peut etre préciser, que les nouveaux et les anciens ont environ le même age, que la plus vieille des nouveaux est dailleurs bien plus vieille que le plus jeune des anciens, et en date d'arrivée, je dirais qu'elle est arrivée environ trois mois avant le plus récent des anciens. Bref, peu de choses nous séparent. En plus quand je dis que les nouveaux sont plus de l'autre côté, c'est plutot que de l'autre côté il y a les grandes gueules des nouveaux et du mien les grandes gueules des anciens. Bref pas tant de séparation. Pourtant ce midi, ou j'ai mangé avec les anciens, l'une d'eux a demandé a un autre s'il avait fait exprès de se mettre a un endroit ou il n'y avait pas assez de place pour que les nouveaux viennent aussi... Quelques fois, les nouveaux partent en avance pour etre sur que les anciens n'aient pas encore envie de manger. Et puis tout le monde parle des uns des autres, critiquent, en gros, les anciens trouvent que les nouveaux font mal leur travail quand les nouveaux trouvent que les anciens se prennent trop la tete et critiquent trop dans le dos (ouais je préfère les nouveaux). Ce midi, grosses critique de la plus ancienne des nouveaux: elle ne s'en sort pas, et ça gonfle les anciens. Resultat tout le monde critique. Aucune remarque de quiconque pour se dire que peut être qu'il faudrait l'aider. Apparemment il faut "régler le problème" mais l'entraide n'est pas proposée. C'est vrai que souvent elle a l'air d'avoir du mal a s'en sortir, mais il vaudrait peut etre mieux chercher des solutions plutôt que de faire comme si on allait l'éliminer...
je trouve ça blasant. Une copine de ma classe, lorsque je lui racontait tout ce qui se dit dans la boite, me disait que j'aurais du faire mon mémoire sur le focutisme dans une boite. Genre ce qui se dit sur ma chef qui croit être la meilleure amie de tous. Ce qui se dit dans le dos de chacun, parceque je crois que personne ne pourrait en sortir indemne. on critique les habits, le travail, les heures de départ, tout est passé au peigne fin. Et franchement, ça ne donne pas envie de travailler dans ces conditions à long terme.
Alors j'ai une vraie question: d'où ça vient? Je veux dire, tous les gens sont cools, tout le monde a l'air sympa dans la vraie vie. Alors pourquoi ils se transforment au boulot? Franchement, anciens, nouveaux, je pense que je pourrais m'entendre avec tout le monde dans la vraie vie, celle du dehors de ce panier de crabes. Mais là c'est dur. et je ne comprends pas comment ça se fait. J'ai peur que toutes les boites soient comme ça, et j'ai peur de moi même devenir comme ça. Parceque soyons honnêtes, je ne suis pas la seule a avoir cette impression, et dans mes amis stagiaires, presque tous vivent le même genre de choses...
vendredi 24 juin 2011
Perso
Mon père vit à l'autre bout du monde. C'est peut-être ridicule, peut être trop personnel pour le mettre sur la grande toile de l'internet, mais j'ai aussi créé ce blog pour souler la toile, et plein de gens que ça n'intéresse pas, de trucs qui n'intéressent pas mes amis. Mon père vit à l'autre bout du monde, et c'est pas évident.
Il y a six mois, presque deux ans après le divorce de mes parents, mon père a décidé d'aller vivre en Nouvelle Calédonie, pour deux ans. Je l'ai encouragé. Je lui ai dit qu'il fallait qu'il profite, qu'il s'éclate, qu'il fasse ce qu'il veut. Je lui ai dit que ça lui ferait du bien. Je n'ai même pas eu l'air touché. Je pense que j'ai a peu près coupé le cordon avec mes parents, j'ai vécu pendant maintenant environ 4 ans hors de chez moi, dont Nice, Paris, Lyon, Mexico, et Séoul. Il me semble que c'est bon, même si ça m'arrange bien de leur demander toujours de remplir mes papiers de banque, je ne pense plus être la petite fille a papa maman. Pourtant, je reste proche d'eux. Et ben ça fait vraiment bizarre de téléphoner à l'autre bout du monde, cinq minutes, à son père. Ca fait bizarre de devoir sourire, dire que c'est super, ne faire aucun reproche sur le fait que je ne l'ai pas entendu depuis deux semaines, ne pas raler, sourire. Ca fait bisarre de devoir attendre une heure du mat pour avoir le coup de fil qu'on attendait dans la soiree, et ne pas avoir lair énervée parceque quand meme la veille cetait la fete de la musique et je me suis couchee a 3h et la jai envie de dormir et justement je viens de finir mon épisode de série, et il faut qu'il me téléphone maintenant et en meme temps j'ai envie de discuter et... bref c'est pas évident. Pas évident de devoir encourager, quand notre égoisme nous dicte de lui dire non reste a la maison, en plus je l'aime la maison et ça m'évitera de stresser sur son éventuelle location, bouge pas, arrete de t'éclater la ou je voudrais etre alors que je suis a paris-sous-la-pluie.
Il y a six mois, presque deux ans après le divorce de mes parents, mon père a décidé d'aller vivre en Nouvelle Calédonie, pour deux ans. Je l'ai encouragé. Je lui ai dit qu'il fallait qu'il profite, qu'il s'éclate, qu'il fasse ce qu'il veut. Je lui ai dit que ça lui ferait du bien. Je n'ai même pas eu l'air touché. Je pense que j'ai a peu près coupé le cordon avec mes parents, j'ai vécu pendant maintenant environ 4 ans hors de chez moi, dont Nice, Paris, Lyon, Mexico, et Séoul. Il me semble que c'est bon, même si ça m'arrange bien de leur demander toujours de remplir mes papiers de banque, je ne pense plus être la petite fille a papa maman. Pourtant, je reste proche d'eux. Et ben ça fait vraiment bizarre de téléphoner à l'autre bout du monde, cinq minutes, à son père. Ca fait bizarre de devoir sourire, dire que c'est super, ne faire aucun reproche sur le fait que je ne l'ai pas entendu depuis deux semaines, ne pas raler, sourire. Ca fait bisarre de devoir attendre une heure du mat pour avoir le coup de fil qu'on attendait dans la soiree, et ne pas avoir lair énervée parceque quand meme la veille cetait la fete de la musique et je me suis couchee a 3h et la jai envie de dormir et justement je viens de finir mon épisode de série, et il faut qu'il me téléphone maintenant et en meme temps j'ai envie de discuter et... bref c'est pas évident. Pas évident de devoir encourager, quand notre égoisme nous dicte de lui dire non reste a la maison, en plus je l'aime la maison et ça m'évitera de stresser sur son éventuelle location, bouge pas, arrete de t'éclater la ou je voudrais etre alors que je suis a paris-sous-la-pluie.
jeudi 16 juin 2011
durdur
En fait je vais régulièrement sur ce blog. je regarde où ça en est, tout ça. j'écris même des messages quelques fois, sans jamais les poster. Un peu comme les lettres de motivation qu'on ne poste jamais. On parlait avec une copine de la recherche d'emploi, des offres qu'on voit, et on se dit qu'on devrait, on garde la page ouverte dans le navigateur pendant plusieurs jours, et finalement deux semaines plus tard on fait un peu de ménage (pour éteindre l'ordi mensuellement par exemple) et on supprime nos pages ouvertes, parceque de toute façon c'est trop tard ils ont déjà du trouver quelqu'un. de la même manière il y a les lettres de motivs qu'on fait, on les range dans un dossier, on se dit qu'il ne manque qu'une relecture à tête reposée, et puis la tête n'est jamais vraiment reposée, et on ne le relit jamais. Quelques fois aussi le site pour postuler est trop casse pied, il y a des faux liens, ou il faut retaper les textes à chaque fois parcequ'on nous déconnecte automatiquement toutes les 5 mn. La aussi, la lettre de motiv reste bien rangée dans un dossier à cet effet.
Bref il y a pas plein de raisons de ne pas envoyer vraiment une lettre. Et ben pareil pour un blog. Par exemple, pas de photo adéquate. Ca ne sert a rien de poster un article si on n'a pas de photo, c'est pas fun... Pas le courage. Envie de sortir. Oui le plus gros problème, c'est que j'ai une vie! (attention je ne suppose pas que les autres blogueurs/blogueuses n'ont pas de vie, mais juste qu'ils passent énormément de temps aux réactualisations). Pas envie de passer tout de suite le quart d'heure à corriger les fautes. Et puis souvent, juste flemme d'écrire. Je crois que j'ai deux messages dans un dossier qui attendent depuis le week end dernier! mais je n'ai toujours pas mis les photos qui les accompagnent sur mon super PC de compet (oui je vous ai dit que mon ordi était tombé en panne, j'en ai un nouveau que j'adore meme si je cite le vendeur "on est sur du produit de merde". on dira qu'il voulait juste me vendre la garantie.) Donc j'espère que vous m'excuserez de mes longues absences, dues à des soirées tardives au boulot, des coups à boire chez les copains, des organisations de voyages, des lettres de motivation à envoyer... Comme vous quoi (sauf pour les LM j'espère pour vous sinon toutes mes condoléances c'est relou)...
Bref il y a pas plein de raisons de ne pas envoyer vraiment une lettre. Et ben pareil pour un blog. Par exemple, pas de photo adéquate. Ca ne sert a rien de poster un article si on n'a pas de photo, c'est pas fun... Pas le courage. Envie de sortir. Oui le plus gros problème, c'est que j'ai une vie! (attention je ne suppose pas que les autres blogueurs/blogueuses n'ont pas de vie, mais juste qu'ils passent énormément de temps aux réactualisations). Pas envie de passer tout de suite le quart d'heure à corriger les fautes. Et puis souvent, juste flemme d'écrire. Je crois que j'ai deux messages dans un dossier qui attendent depuis le week end dernier! mais je n'ai toujours pas mis les photos qui les accompagnent sur mon super PC de compet (oui je vous ai dit que mon ordi était tombé en panne, j'en ai un nouveau que j'adore meme si je cite le vendeur "on est sur du produit de merde". on dira qu'il voulait juste me vendre la garantie.) Donc j'espère que vous m'excuserez de mes longues absences, dues à des soirées tardives au boulot, des coups à boire chez les copains, des organisations de voyages, des lettres de motivation à envoyer... Comme vous quoi (sauf pour les LM j'espère pour vous sinon toutes mes condoléances c'est relou)...
mardi 31 mai 2011
Question existencielle
Grande question en ce moment : le problème de l'orientation. Je vous explique: je ne sais pas ce que je veux précisément faire de ma vie. Je veux dire, ce n'est pas vraiment que je n'ai pas d'intérêt pour des matières, c'est plutôt que j'en ai trop... Après le bac, j'adorais les maths: je suis allée en prépa maths sup maths spé. Je voulais devenir chercheuse. Puis je ne pouvais pas m'imaginer seule dans un bureau, devant des formules. Alors je me suis redirigée vers les écoles de commerce. Paraît qu'on peut faire tout ce qu'on veut après. Sauf que problème: on peut faire tout ce qu'on veut. J'ai fait une année de césure, j'hésitais entre la logistique et la communication. Je sais c'est différent. Premier stage en logistique événementielle, second en com'. Puis j'ai repris les cours. Sauf que je ne voulais pas choisir, et j'avais envie de repartir a l'étranger. J'ai donc fait une troisième année encore avec zéro spécialisation, en Corée. C'était géant.
Seulement en rentrant, même problème. Bon, j'avais adoré la communication, et la com événementielle, et appris que la cette dernière est plus considérée comme de la com que comme de la log. J'ai postulé surtout en com', un peu en humanitaire, parce que ça m'aurait beaucoup plu aussi même si je n'avais pas vraiment d'expérience. Rien. Alors je me suis relancée dans une spécialisation. Pour ne pas me retrouver à nouveau à chercher sans trouver, direction logistique. Là, j'ai découvert la log dans un grand groupe, effectivement, rien à voir avec la log événementielle, même si dans tous les cas le plus important c'est le bon sens et la logique... Et maintenant, le mémoire fini, mon stage termine en septembre. Alors grande réflexion: je suis spécialisée en logistique, est ce que ça me plait vraiment? Je rêve depuis toujours de faire de l'humanitaire, est ce que je me sens prête à me retrouver dans un camps de réfugiés, et à risquer les menaces de mort comme on m'en a parlé? D'ailleurs, est ce que des assos m'accepteront en humanitaire alors que je n'ai pas d'expérience dans ce secteur?
Et puis grande question pour la com' aussi… J'avais quand même vraiment aimé… J'aurais aussi aimé faire du marketing… Qu'est ce qui se passe si je dis dans le groupe ou je suis que j'aimerais bosser en com ou en market? Que j'aime bien la log industrielle mais que je pense qu'il est possible que la com ou le market me plaisent encore plus? Et puis, est ce que j'essaie, comme je l'avais fait avant ma spécialisation, de postuler plus dans des boulots de rêve, en plus de l'humanitaire, genre organisation du festival de cannes? Et puis, pour l'humanitaire, comment leur dire, que probablement 25% de ma décision de me spécialiser en log vient du fait que la log est super demandée en humanitaire, mais que je ne voulais pas non plus me spécialiser en humanitaire pour éviter d'y être coincée au cas ou dans quelques années je décide de changer? Bref, plein de prises de tête... Maintenant, reste plus qu'a envoyer les lettres...
samedi 14 mai 2011
Retour chez soi. Ou pas.
Retour dans Ma Maison. Je ne suis pas rentrée depuis bien longtemps puisque cette année était chargée en travail, et que mon père est parti vivre à l'étranger. Il est en vacances en France, on lui rend donc visite avec mon frère. Et ben ça fait bisarre... J'avais oublié cette impression, se sentir chez soi, mais pas vraiment... on retrouve notre chambre, mais la patafix a fondu et plusieurs sont à terre. Mon père a mis une photo de moi sur mon bureau. Il croyait surement me faire plaisir. Pas vraiment envie de voir ma tête. Je la retourne. Dans mon lit, pas de draps. Dans le placard, pas mes draps. Mon père me donne un oreiller, au pif. Pas le mien. Une taie déchirée. Et puis quoi encore. Ca m'irrite. Je lui dit "on a ptet l'argent de mettre des draps non déchirés non?" il me dit "qui on?". Il me sent énervée. Il admet qu'on peut changer la taie. Tous les draps sont dépareillés. Et je me sens un peu déprimée. Ca doit être la fatigue.
Je l'ai toujours su et m'en rends compte un peu plus chaque fois, c'est dur de grandir! dur de retrouver sa maison, ses parents, qui changent. On aimerait toujours se faire coocooner. Ou au moins qu'on nous attende avec des draps propres. Et du pain pour aller avec les tomates. Enfin. Je suis dans ma maison, et je suis quand même bien contente de retrouver mon lit, et ma fenêtre.
Je l'ai toujours su et m'en rends compte un peu plus chaque fois, c'est dur de grandir! dur de retrouver sa maison, ses parents, qui changent. On aimerait toujours se faire coocooner. Ou au moins qu'on nous attende avec des draps propres. Et du pain pour aller avec les tomates. Enfin. Je suis dans ma maison, et je suis quand même bien contente de retrouver mon lit, et ma fenêtre.
lundi 2 mai 2011
Le pouvoir de l'argent
Au risque d'avoir l'air d'une enooorme raleuse, voici un deuxième billet coup de gueule en deux jours... peut être parcequ'on aime surtout parler de ce qui nous énerve ou nous rend triste, peut être juste parce que j'évolue dans un monde qui n'est pas le mien...
Je voudrais juste parler du pouvoir de l'argent, suite à deux petits événements récents, et aussi parce qu'on oublie trop vite que ça pue.
Aujourd'hui je regarde une rediff de nouveau look pour une nouvelle vie. J'aime bien la série même si souvent le côté "je connais LE look qui va bien, il n'y en a pas deux, et vous avez des goûts de chiotte" me paraît un peu bête. (je trouve ça débile depuis qu'on a empêché une dame de se faire des noeuds dans les cheveux avec des bouts de ballon orange assortis à sa casquette. Sûr que si ça avait été une blogueuse débrouillarde, ou une hippie sympathique, on aurait trouvé ça génial, mais là elle avait la quarantaine, il fallait qu'elle arrête tout ça et qu'elle porte des tailleurs...)
Dans la rediffusion de ce soir, C. relooke un couple pour leur mariage. Chacun des mariés s'est fait acheter son costume/robe par sa maman qui a beaucoup économisé pour faire un cadeau merveilleux. Qui biensûr ne plaît pas vraiment à C. (et la mariée n'est pas non plus fan de sa robe qui pourtant est superbe). Alors C. arrive, dit "cest très joli mais c'est trop laid sur toi", hop elle dit à la maman "ça vous dérange pas qu'on échange?" alias qu'on jette votre cadeau et qu'on récupère le mien plus cher et plus beau, là la maman qui n'a pas trop le choix dit "non bien sur je veux le bonheur de mes enfants". Ensuite C. sort son portefeuille, trouve une autre robe superbe (encore que celle qu'elle préférait était moche), et zoupla le tour est joué, le cadeau des maman est remisé, et on récupère le cadeau d'M6. Merci bien mais toute la beauté d'un mariage, c'est aussi l'investissement des proches, c'est beau de voir des mamans tout faire pour faire le plus beau cadeau à leurs enfants. Mais ça apparemment M6 ne le voit pas. Et forcément le mariage que la chaîne organise, avec caméraman obligatoire à la clé, est bien plus beau. Et ça ne choque personne.
Hier aussi j'ai hésité. On était partis en groupe en car, et la plupart voulait rentrer plus tôt. Les chauffeurs voulaient faire une pause pour manger. Après beaucoup d'argumentation, pas de changement d'avis. Alors l'une des personnes qui voulaient partir tôt est allé demander combien ils voulaient aux chauffeurs pour ne pas faire de pause. D'un côté tout le monde est content, les chauffeurs ont une prime, les transportés peuvent rentrer plus tôt, M6 passe pour une bonne samaritaine, et la mariée a la robe de ses rêves, mais quand même: vous trouvez pas ça un peu dégueu? Oui l'argent achète à peu près tout: mais est ce qu'il faut en user? Je trouve que justement, quand on est un cadre supérieur qui ne manque de rien, on oublie un peu ce côté sale. Ce côté "le monde est a moi puisque mon compte en banque est rempli". Mais je voulais juste le rappeler pour qu'on ne l'oublie pas: ce n'est pas parce qu'on a plein de thune qu'on peut s'en servir pour acheter tout ce qui nous entoure. Juste parce que c'est dégueu. Alors retenez un peu vos porte monnaie, il reste vos sourires et vos discussions, et je vous assure que ça fait déjà souvent beaucoup.
samedi 30 avril 2011
Ya bon miam, ou les ptits bonheurs de mon placard
Un de mes grands plaisirs, c'est d'aller dans les supermarchés étrangers, pour fouiner un peu et découvrir des merveilles. J'ai des souvenirs émus des rayons de supermarchés en Chine, au Japon ou en Corée, et je rêve de pouvoir a nouveau acheter de tout. Lors de mon récent retour d'Istanbul, je me suis d'ailleurs fait plaisir en achetant un sac de paquets de chips (des lays gout yaourt et huile d'olive, miam), des chewing gum, des bonbons divers, des graines de tournesol, bref tous les trucs débiles a ramener qu'on pouvait acheter dans un magasin microscopique.

Mais là n'est pas mon sujet (ou pas tout à fait), puisque je voulais vous parler de deux petits paquets qui trainent et que je grignotte petit à petit: mes bonbons tombeau des lucioles, et de la halva. Je ne sais pas si vous avez vu le dessin animé du tombeau des lucioles, mais je conseille, il est formidable. Ames sensibles s'abstenir, on vide son paquet de mouchoirs dans tous les cas...
Dans le film, qui est l'histoire d'un frère et d'une soeur japonais pendant la guerre de 40, la petite fille ramasse des lucioles pendant une nuit, et les range dans une boite à bonbons vide. Une petite boite en métal carré. Bon, je sais qu'il existe des boites vraiment à l'effigie du film, mais marketing que tout ça. J'ai trouvé un jour dans un magasin au japon la même boite (ou presque). Et les bonbons sont trop bons. Puis j'ai fini les bonbons. Gardé la boite. Mais il y a quinze jours, au détour d'un rayon de magasin rue st anne, je les ai retrouvés. Alors pour le moment, je me rationne. Les oeufs en chocolat Valrhona (meilleur chocolat au monde) ont bien aidé. Mais j'adore ces bonbons ils ont le goût de mon enfance!
Après tout ça vous le comprendrez suffisamment vite, j'adore les ptites choses nostalgiques. Et la halva aussi pour moi c'est toute mon enfance (suite à des voyages en grèce très réguliers). La halva c'est gras, et c'est sucré, tout ce que j'aime quoi (encore que gras et salé ce soit pas mal de temps en temps aussi). C'est merveilleux. Bien sur une boite entière c'est bien trop grand pour moi, mais petit bout par petit bout devant des séries, je profite. Et la vie est belle.
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