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vendredi 14 octobre 2011

Giverny

Comme souvent, je vais vous parler de quelque chose qui ferme bientôt. Mais cette fois ci vous avez quinze jours de marge, et si ce week end il fait beau, il faut vraiment se jeter dessus.

Il y a quelques jours, pendant la semaine de beau temps, j'ai pu aller à Giverny. Pour les parisiens, Giverny, c'ets pas loin de Paris, on y va en moins d'une heure de la gare saint lazare, et là bas... de l'air... des plantes... bref du bonheur. Pour une fois je ne vais pas vous raconter en cinquantes pages, je vous laisserai vous reposer devant quelques photos ensoleillées (mais si, ça va revenir!)

Mais juste quelques mot sur ce dont il s'agit : à Giverny, il y a le jardin de Monet, et sa maison, donc un super jardin en deux parties, une partie fleurs, une partie étangs à nénuphars, et le musée des impressionnismes. Vraiment l'expo est géniale. Allez y. Ca plaît à tout le monde, il y a plusieurs tableaux connus, et surtout seulement des peintres connus! J'ai beaucoup ralé pour l'expo sur le Vaudou, mais là, rien à reprocher. Alors si vous réussissez à vous pointer un jour où il fait assez beau, profitez! c'est du bonheur en barres (enfin pas le droit de pique niquer dans le jardin quand même mais des ptits restaux pas loin qui ont l'air très bien)













mercredi 5 octobre 2011

Vaudou


A part les nuits blanches, j'ai eu l'occasion d'aller à maintes expos entre autre une expo sur le vaudou a la fondation cartier pour son dernier jour : j'adore tout ce qui est arts premiers. Je trouve ça sympa, assez facile a comprendre, intéressant, ça fait voyager, bref pour moi c'est du tout en un. Donc de toute façon, un peu comme je sais qu'en général même si une série est débile, si elle parle d'amour aux adolescents, je vais adorer, là aussi j'y allais déjà conquise. Conclusion, j'ai aimé mais c'est exaspérant. Quest ce qui fait croire aux organisateurs d'expo qu'on va se passer d'explication? Reveillez vous! nous autres imbéciles du petit peuple on a besoin d'un minimum de descriptif pour aimer une statuette. Certes le fait qu'elle soit tordue avec un ptit pieu dans le bidou est un plus, mais soyons serieux, ça ne fait pas tout. Et nous donner un descriptif sur les matériaux utilisés, ok, c'est traditionnel, mais ca nous avance a quoi? En plus en général c'est pas comme s'ils transformaient tant que ça les petits coquillages et autres bouteillles en verre, tout reste apparent, alors tant qu'a donner un descriptif, un peu plus d'indications sur l'utilisation?

Au début de l'expo un petit texte du designer disait en substance : c'est tellement beau que nous n'avons pas besoin de texte, l'oeuvre est là et se suffit à elle même. Alors ok. Ptet que pour plein de gens c'est le cas. Mais vraiment je doute qu'un designer d'exposition soit à même de juger si le grand nombre de visiteur qui se sent crétin devant des sculptures a besoin d'un texte explicatif ou non. Lui c'est son problème, c'est son boulot il passe son temps dans les expos a contempler, dans les bouquins à s'instruire. Mais c'est trop bête, moi je passe mon temps dans la rue a discuter, et devant des séries à grignoter. Donc j'ai besoin d'explications devant une statuette. Et en plus je me sens insultée quand je n'en ai pas. Et pour les médisants, j'ai lu le livret. Je n'ai rien compris à l'interview qui prend le plus grand nombre de pages, mais j'ai lu le reste (et puis j'en ai aussi marre de ces artistes qui se touchent tellement vivent tellement dans un microcosme quand ils parlent qu'on ne comprend rien.). Franchement je ne comprends pas les organisateurs d'expo qui préfèrent faire plein de références obscures dans leur livret et rien sur les murs, et s'étonnent qu'une infime partie de la population aille voir leurs oeuvres. C'est si compliqué d'essayer de s'adapter aux imbéciles - comme moi - qui ne veulent pas mourir bêtes mais qui ne sont pas nés avec un bouquin d'art greffé dans la main?


Bref gros énervement. Qui a plein de raisons: frustration de ne pas arriver a m'instruire dans des expos faites pour les gens qui ont apparemment la culture, et l'esthétique innées, impression d'être exclue d'un monde et d'être prise pour une imbécile dans ces expos faites pour une catégorie de la population à part, désespération que les organisateurs ne se rendent pas compte que ce genre de politique ne risque pas de repeupler leurs musées (ok vu le monde qu'il y avait ils cherchent peut etre justement a sélectionner, à exclure).

J'ai aimé les ptites sculptures. Mais... ok vous avez compris. Quand a la vidéo... Je ne vais pas en rajouter trois couches, mais perso, voir des gens qui racontent a la caméra qu'ils allaient mal et qu'ils se sont tournés donc vers le vaudou, encore une fois sans aucune explication, ça m'énerve. Peut être qu'il aurait donc fallu rester plus de dix minutes devant la vidéo pour que tout le monde nous explique comment ils ont été aidés par cette religion, mais ça paraissait mal barré, et puis on était trois, et toutes les trois un peu exaspérées. Donc bravo à ces superbes organisateurs qui malgré une collection qui aurait pu être fascinante, suite a une présentation bancale nous font nous dire que tant qu'a raquer presque dix euros, on ferait mieux d'aller au ciné ou de boire un cocktail.

mardi 4 octobre 2011

Nuit blanche

Hello les cocos!

La semaine dernière comme je vous l'ai dit, c'était la rentrée des séries, et surtout le début du chômage : plein de temps a tuer plein de nouvelles activités! pour commencer les quelques jours qui devraient retracer mes supèèèèèèr activités des dernières semaines, l'événement de l'année, l'événement du week end: LA NUIT BLANCHE. Ouep je suis pas une super amatrice d'art contemporain (j'y connais rien pas grand chose), mais je suis surtout fan de l'option  - ballade dans paris de nuit avec plein de gens dans la rue pour voir des trucs rigolos toute la nuit et plein de trucs avec des lumières de partout c'est jouli.

Ceci dit les oeuvres étaient encore mieux que prévu : je suis de plus en plus habituée à aller dans des expos d'art contemporain ou on trouve ça nul mais en plus on n'a pas une seule explication. La, on a eu la chance de tomber sur une "guide" devant l'une des oeuvres, mais surtout la plupart avaient un vrai intérêt pour la foule de crétins déculturés que nous formions : pas mal d'oeuvres ludiques, intéressantes, participatives, fascinantes. Et ça franchement c'est rare : on nous habitue plus à des trucs fermés, abstraits, auxquels on ne voit pas d'intérêt... (mais bien sur c'était quand meme un peu présent...)

Pour commencer, nous sommes allés dans la cour du lycée Chaptal : on est d'acc, un des grands intérêts de la nuit blanche c'est bien de découvrir des lieux inconnus alors on ne recule pas devant l'occaz de visiter un beau lycée. Et puis aussi on commence par les rues les plus loin du centre parce qu'on ne rêve pas et qu'on se rappelle des files d'une heure et demie de l'année précédente...

Donc première oeuvre (ou plutot premier truc, parce que quand même ya des moments ou on se demande ce que c'est), au milieu du lycée le mot récession est projeté en grand. Il est lumineux, puis explose, on entant les applaudissements du feu d'artifice dans la vidéo. Bien sur on imagine un message super intellectuel sur les citoyens qui foncent droit dans le mur et qui applaudissent a leur propre fin, la fin du monde, etc, bref j'avais prévenu yavait quand meme des trucs nuls et on a pas fait long feu. Mais merci de nous avoir fait visiter le lycée chaptal et ses toilettes en plein air ce fut un plaisir.




Un peu plus loin on continue la visite: vers Rome, de grandes vidéos sont projetées sur des batiments. Là non plus je ne suis pas hypnotisée mais on va pas faire pipi dans le potage cracher dans la soupe : je l'ai dit, me balader dans les rues et voir des ptits trucs lumineux un peu partout, j'adore. Se promener et tomber devant quelque chose d'inattendu, de poétique, de drôle, c'est un bonheur. Alors là non plus on ne passe pas un quart d'heure mais ça a un côté super.





 

Un peu plus loin, vers les Batignolles, nous attendait une des oeuvres qui nous a le plus plu : imaginez. Vous entrez dans une église, assez grande, les gens parlent mais on reste un peu dans le recueillement. Au centre de la pièce un vrombissement. Six ventilateurs se font face, trois par trois. Au centre, un cercle de bande magnétique. Il vole. Il tient en l'air comme un grand O, ou bien une auréole face à Marie s'élevant (et non chuis meme pas croyante tout sperd). On nous explique que la bande magnétique symbolise la communication, qui est sans cesse en mouvement, la communauté, et ce cercle bouge, tourne. hypnotisant. Bien sur, on cherche le truc, et on cherche longtemps. Jvous dirai pas si on a trouvé ou pas, mais tout donne envie de rester la, de comprendre, de retenir de regarder. Formidable. Notre chemin continuait dans la nuit, et nous sommes entrés au parc des Batignolles. Là des supers héros hybrides se promenaient partout. On se demande où est l'art. On se demande ou sont les binouses aussi, ils ont l'air en forme les supers héros. On se demande même quelle est leur rémunération. Mais on se sent plus a une fiesta d'étudiants déchirés que dans une oeuvre, une réflexion ou quoi que ce soit du genre...

Le quartier de Pigalle nous amène devant un piano qui joue tout seul, à coups d'hésitations, la sonate au clair de lune. Mouais, ça rappelle vaguement le musée de la magie. Un théatre abrite une vidéo ou des oiseaux explosent quand la mèche arrive au premier oiseau. Les vidéos de trucs qui explosent ça doit être a la mode, on se souvient d'un certain recession. Mais ya pas a dire, c'est plus marrant de faire exploser du coca menthose. Enfin soit. Le théatre est joli et il a un double escalier. 



Au pied de montmartre, on contemple le funiculaire qui est sensé représenter un coeur qui bat et s'essouffle en montant, puis ralentit à la descente. On apprécie le clin d'oeil qui achève de nous décourager de monter les marches, mais la lumières donnait mieux dans la photo. Enfin c'est toujours mieux que rien. Sur la colline, on aperçoit des bougies, on a envie d'aller voir. On prend le funiculaire qui manque de déclencher des crises d'épilepsie a recevoir un voyant cardiaque dans la tronche quand on est dedans. Enfin si on est pas contents on avait qu'a monter a pieds.

En haut des marches (oui pasque non seulement les architectes n'ont pas étés foutus de construire le funiculaire au début de la pente : il commence quasi au milieu de la colline, en plus ils n'ont pas réussi a le faire vraiment aller jusqu'en haut : il faut encore monter a l'arrivée), ça sent fort la pisse, et la bière. Apparamment, une tribu de buveurs de bière a fait des sacrifices de packs sur les marches, et a marqué son territoire un peu partout. Les escaliers ont été confondus avec des wcs, on fait donc bien attention en redescendant à ne pas toucher les rembardes et à ne pas se vautrer non plus.

 Malgré cette folle aventure, nous arrivons au niveau des bougies sains et saufs, et nous rendons compte que décidément c'est tout a fait charmant (oui oui. sans plus)


 


 Une église en chemin nous montre ses décorations de sel, charmantes elles aussi,

Et nous nous arrêtons longuement vers Saint Georges où une asiatique découpe du papier. C'est hypnotisant. L'atmosphère est assez paradisiaque et maniaque en meme temps. Le bruit est reposant. On se pose un quart d'heure. On adore.

Puis c'est le retour vers le centre : il est 4h du matin, ça devrait désemplir.

Il y a toujours du monde dans les rues, mais moins. On profite du lieu. La nuit blanche de paris, c'est aussi une occasion de passer sa nuit dans paris à se promener et profiter, et pour ça c'est quand meme super.

A l'hotel de ville nous attend une vidéo intéressante, on se demande comment l'auteur réussit a nous faire comprendre, des messages sur l'immigration, sur les différences, sans texte, et avec des images déconnectées. Mais c'est pas mal, et puis les plafonds de l'hotel de ville ont l'air superbes, et la cour est vraiment sympa alors on adore. Et on se pose pour respirer un peu


Vers le marais, dans la cour des affaires culturelles de la mairie nous attend l'oeuvre que nous voulions le plus voir. Et elle ne nous décoit pas une seconde. Dehors, dans le monde réel, il fait beau. Il fait chaud. En passant sous le porche, on nous distribue des parapluies. Dans la cour, il pleut. A trombes. Des projecteurs violets donnent une lumière de rêve et de tournage. Trois accords joués en boucle laisse l'émotion nous submerger. On est dans un film. Dans un rêve. Sous la pluie. Il est déjà cinq heures du matin, et la courette ne désemplit pas. On regarde. On s'émeut. Chacun est acteur, chacun regarde les autres, en les croyant acteurs. On profite, on se mouille. On se met sur le côté, on regarde. Un couple s'étreint sous un parapluie. Un autre est torturé par ses amis: "le bisou! le bisou!". Un homme crie. Rit. Un autre retire son parapluie, et tend les bras vers le ciel. Un vieille dame se précipite, deux sacs lafayette au bras. On se regarde. On n'a pas envie de parler. La larme arrive au coin de l'oeil. On doit repartir, il faut penser à se coucher. Et puis c'est pas tout ça mais sous cette pluie on pourrait s'enrhumer! Dehors, on repose les parapluies. Nos jeans trempés nous rappellent cette expérience hors du commun. 


Avant de se coucher un dernier spot : une sculpture en moellons. La principale animation du lieu vient de gens bourrés qui rigolent: "c'est pas des moellons, c'est du carton! on se fout de nous!" On rit. La nuit est bientôt finie.