mardi 31 mai 2011

Question existencielle

Grande question en ce moment : le problème de l'orientation. Je vous explique: je ne sais pas ce que je veux précisément faire de ma vie. Je veux dire, ce n'est pas vraiment que je n'ai pas d'intérêt pour des matières, c'est plutôt que j'en ai trop... Après le bac, j'adorais les maths: je suis allée en prépa maths sup maths spé. Je voulais devenir chercheuse. Puis je ne pouvais pas m'imaginer seule dans un bureau, devant des formules. Alors je me suis redirigée vers les écoles de commerce. Paraît qu'on peut faire tout ce qu'on veut après. Sauf que problème: on peut faire tout ce qu'on veut. J'ai fait une année de césure, j'hésitais entre la logistique et la communication. Je sais c'est différent. Premier stage en logistique événementielle, second en com'. Puis j'ai repris les cours. Sauf que je ne voulais pas choisir, et j'avais envie de repartir a l'étranger. J'ai donc fait une troisième année encore avec zéro spécialisation, en Corée. C'était géant.
       Seulement en rentrant, même problème. Bon, j'avais adoré la communication, et la com événementielle, et appris que la cette dernière est plus considérée comme de la com que comme de la log. J'ai postulé surtout en com', un peu en humanitaire, parce que ça m'aurait beaucoup plu aussi même si je n'avais pas vraiment d'expérience. Rien. Alors je me suis relancée dans une spécialisation. Pour ne pas me retrouver à nouveau à chercher sans trouver, direction logistique. Là, j'ai découvert la log dans un grand groupe, effectivement, rien à voir avec la log événementielle, même si dans tous les cas le plus important c'est le bon sens et la logique... Et maintenant, le mémoire fini, mon stage termine en septembre. Alors grande réflexion: je suis spécialisée en logistique, est ce que ça me plait vraiment? Je rêve depuis toujours de faire de l'humanitaire, est ce que je me sens prête à me retrouver dans un camps de réfugiés, et à risquer les menaces de mort comme on m'en a parlé? D'ailleurs, est ce que des assos m'accepteront en humanitaire alors que je n'ai pas d'expérience dans ce secteur?
            Et puis grande question pour la com' aussi… J'avais quand même vraiment aimé… J'aurais aussi aimé faire du marketing… Qu'est ce qui se passe si je dis dans le groupe ou je suis que j'aimerais bosser en com ou en market? Que j'aime bien la log industrielle mais que je pense qu'il est possible que la com ou le market me plaisent encore plus? Et puis, est ce que j'essaie, comme je l'avais fait avant ma spécialisation, de postuler plus dans des boulots de rêve, en plus de l'humanitaire, genre organisation du festival de cannes? Et puis, pour l'humanitaire, comment leur dire, que probablement 25% de ma décision de me spécialiser en log vient du fait que la log est super demandée en humanitaire, mais que je ne voulais pas non plus me spécialiser en humanitaire pour éviter d'y être coincée au cas ou dans quelques années je décide de changer? Bref, plein de prises de tête... Maintenant, reste plus qu'a envoyer les lettres...

lundi 30 mai 2011

La magie des vieux films


Je voulais faire un sujet sur Bloody mamma, un film nul que j’ai vu récemment, qui raconte l’histoire de la maman de quatre voyous dégénérés qui ressemblent aux daltons. Mais en fait je n’ai pas aimé et je me dis que personne qui lit ce blog n’ira donc je n’en parlerai pas plus. Non a la place, je voulais parler des vieux films.

Parce que les vieux films, j’adore. Oui ce n’est pas le même rythme, oui on a plus de chances de s’endormir devant, et oui les effets spéciaux font rigoler. Mais souvent il y a une poésie, une image, qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. Il y a aussi des points sur l’histoire. Il y a des surprises. Plus finalement que dans les films récents, ou quand on va voir quelque chose on sait souvent à quoi s’attendre.

J’ai été élevée dans les films en noir et blanc, on regardait avec mes parents des films en feuilleton : 20mn chaque soir. Et oui les films en noir et blanc c’est plein de suspens, et couper au bout de 20mn était une souffrance. Je me souviens de la nuit du chasseur, qui était le film préféré de ma mère, je pense que je ferai un sujet dessus plus tard, parce que c’est devenu l’un de mes films préférés si on s’obstine à faire un classement. Après de nombreux visionnages de Scaramouche, je me souviens toujours en le regardant de la minute ou on avait coupé, au comble du suspens, je revois la cloche sur fond bleu.
 
Et puis il y a tous les styles de films :
Les westerns. On ne regardait pas les westerns spaghettis italiens, plus récents. Mes parents nous montraient de très vieux westerns, avec John Wayne, des westerns sur la liberté, sur l’immensité. J’adorais.
Les films a suspens. Petite, j’adorais Hitchcock. Les 39 marches étaient probablement dans mon top 5. J’aimais le côté romantique, mystère, enquête. Si mes amis dans un premier temps ne comprenaient pas, je me souviens d’une fin d’après midi passée devant une femme disparait. Les premières minutes passées (et la maquette du début aussi, qui avait déclenché les fous rires de mes amis), tout le monde a été aspiré dans le film.
Les films d’aventure. Entre les films de pirates, de cape et d’épée, je ne savais plus ou donner de la tête. Je rêvais que moi aussi je faisais des combats a l’épée, ou bien j’étais la super pirate girl qui savait monter a cheval. J’étais trop forte quoi.
Les films contemplatifs. On ne peut pas dire que c’est un style a part entière pourtant pour moi c’en était un : mon père adorait les films beaux, lents, les histoires d’amour, les belles images, moi, pas toujours. Disons que pour moi ce sont les seuls vieux films a prendre avec grande précaution. On peut tomber sur quelque chose qu’on adore et qui change notre point de vue sur le cinéma. Je me souviens toujours d’Ivan le terrible, ou mieux, le fantôme de l’opéra, en version muette, avec accompagnement musical. J’en étais sortie bouleversée, j’avais adoré. Et puis on peut aussi juste s’ennuyer. Je me souviens toujours de la première fois que je me suis endormie au cinéma. C’était devant Oharu femme galante. Je suis sure que ce film est intéressant, mais je n’en ai pas vu grand-chose…

Bref plein de choses a découvrir ! et puis il y a toujours le coté historique, quelques fois on tombe sur un film daté par sa vision de la femme, ses problématiques politiques, etc. quelques fois c’est passionnant. Je me souviens d’une découverte, un film dans lequel on retrouve un chien qui semble avoir été dressé pour attaquer les noirs. On doit le redresser, mais est ce qu’il va devenir fou, est ce qu’il va blesser quelqu’un, est ce qu’il va falloir le piquer ? sous prétexte qu’il avait des maîtres psychopathes ? pourquoi ses maîtres l’ont-ils élevé ainsi ? Bref plein de questions à se poser. J’avais adoré.

dimanche 15 mai 2011

Un dimanche au marché de barbès


J’adore le marché de barbès, ou de la chapelle. On y trouve de tout, il y a de l’animation, et surtout on en ressort avec des courses vraiment vraiment pas chères, et ça ça vaut le coup.
Samedi matin, j’ai attendue mon amie L. avant le marché, je pouvais observer les passants. Et l’animation. Mon voisin cherchait à me vendre des maillots de bain pour pas cher, mais il a vite renoncé. Au bout d’un moment, un homme arrive, la soixantaine, une veste de cuir a la main. A coté de moi, il tend la veste en cuir, négligemment. Les passants comprennent plus vite que moi, et lui demandent le prix. Apres quelques passants curieux, il change d’endroit.
Une dame vient le remplacer, elle ne vend rien, elle range son caddie. Mais les passants cette fois ci font erreur, ils croient tous qu’elle veut vendre ses commissions. Ils regardent dans son sac, et lui demandent : combien pour le miel ? elle est exaspérée. Mais ça ne change rien, quand elle se débarrasse de certains, d’autres viennent prendre leur place.
Un peu plus tard, un homme vient a coté, il vend du chocolat. Le vendeur de maillots en vient aux mains avec lui : on ne choisit pas sa place, ici personne n’a le droit de vendre, cest son territoire.
A la fin de mes vingt minutes d’attente (merci L :P), un dernier groupe étrange arrive. Environ 5 garcons et hommes, habillés assez pauvrement, tendent leur butin, de 3 à 15 euros, au 6eme. Puis les 5 hommes partent. Le sixieme reste. M. Maillot lui dit de partir, assez violemment. La mafia roumaine ? Une coopérative de mendiants ? Je ne m’avance pas. Ca reste bizarre. L émerge de la foule. On peut aller acheter nos provisions.

samedi 14 mai 2011

Retour chez soi. Ou pas.

Retour dans Ma Maison. Je ne suis pas rentrée depuis bien longtemps puisque cette année était chargée en travail, et que mon père est parti vivre à l'étranger. Il est en vacances en France, on lui rend donc visite avec mon frère. Et ben ça fait bisarre... J'avais oublié cette impression, se sentir chez soi, mais pas vraiment... on retrouve notre chambre, mais la patafix a fondu et plusieurs sont à terre. Mon père a mis une photo de moi sur mon bureau. Il croyait surement me faire plaisir. Pas vraiment envie de voir ma tête. Je la retourne. Dans mon lit, pas de draps. Dans le placard, pas mes draps. Mon père me donne un oreiller, au pif. Pas le mien. Une taie déchirée. Et puis quoi encore. Ca m'irrite. Je lui dit "on a ptet l'argent de mettre des draps non déchirés non?" il me dit "qui on?". Il me sent énervée. Il admet qu'on peut changer la taie. Tous les draps sont dépareillés. Et je me sens un peu déprimée. Ca doit être la fatigue.

Je l'ai toujours su et m'en rends compte un peu plus chaque fois, c'est dur de grandir! dur de retrouver sa maison, ses parents, qui changent. On aimerait toujours se faire coocooner. Ou au moins qu'on nous attende avec des draps propres. Et du pain pour aller avec les tomates. Enfin. Je suis dans ma maison, et je suis quand même bien contente de retrouver mon lit, et ma fenêtre.

mardi 10 mai 2011

Rencontres




Il y a longtemps, je m’étais dit qu’il faudrait que je fasse un blog uniquement avec les rencontres qu’on fait dans la rue. Les gens avec qui il fait bon de discuter un peu. Même si c’est certain qu’on ne les retrouvera jamais. Les détails qu’on aperçoit, qu’on entend. Parce qu’il fait bon regarder autour de soi.
Le couple qui vient de loin
Vendredi soir, vers minuit, je croise un couple avec valise sur les grands boulevards. Ils ont lair perdus, et regardent une carte. En anglais je leur propose mon aide (après un bonjour en francais qui n’avait créé que la désespération dans leurs regards). Ils me demandent une adresse, rue de constantinople je crois. Sur la carte je vois ou il faut aller, et je les accompagne un moment. Ils me demandent si le quartier n’est pas risqué. Je suis surprise : ils croisent une fille seule en débardeur et lui demandent si pour un couple c’est risqué ? je leur réponds non non, rien ne craint dans paris, il ne faut pas avoir peur.
Soulagés, ils entament la conversation. Ils arrivent de munich. En fait ils viennent de plus loin, du Brésil. Je comprends mieux. Je me souviens d’une conversation avec un mexicain qui en arrivant à Montréal avait demandé à son hôtel s’il pouvait sortir dans la nuit. Le gardien de l’hôtel lui avait ri au nez. Pourtant a mexico, on ne marche pas dans les rues la nuit.
Un jeune homme essaie de draguer une japonaise
Une asiatique semble touriste. Le jeune homme devant lui demande : where are you from ? Germany. Ah.
Des indiens derrière leur comptoir
Samedi après midi, restau indien à la chapelle. Dans le quartier, mon amie L. veut regarder les marchands de DVDs : elle adore les films de Bollywood. Dans le magasin, deux vendeurs indiens sont derriere les rayons en U. Un vieux monsieur est au centre et leur parle en …hindi ? tamoul ? je ne sais pas. Il ri. Il montre du doigt la vidéo. Sur la télé, un vieux film. Il ressemble a un film des années 60 genre série Z par la façon de filmer et par la qualité de l’image. Le vieil homme a l’air heureux. Est-ce qu’il revit sa jeunesse ? en tous cas ce film lui rappelle des souvenirs. Les vendeurs me regardent. Il me font signe qu’il ne sont pour rien dans le choix du film. L. est toujours plongée dans les rayons. 
pour la photo, so sorry, je ne suis pas encore une bloggeuse a part entière et n'arrive pas a bombarder ce qui m'entoure. J'essaierai, mais sans vraiment y croire. Donc pour remplacer un vieux qui regarde la télé, voici une jeune qui regarde une fenêtre. On y est presque non?

lundi 9 mai 2011

Chuck


On dit que les séries qu’on regarde nous ressemblent. J’ai lu il y a longtemps dans un article que par exemple les amateurs de glee étaient des gens optimistes et un peu naïfs. Et bien si je ne peux pas faire de conclusion hâtive pour les amateurs de glee, je suis assez d'accord pour le reste.
En 2009, jeune diplômée, j’ai découvert le chômage. Alors que l’une de mes amies, qui venait d’être embauchée en audit, se passionnait pour damages (dans laquelle une jeune diplômée commence a travailler dans un cabinet d’avocats acharnés et borderline, a voir), j’ai adoré regarder Chuck.
Chuck est un geek qui est allé à Stanford, mais qui s’est fait virer dans sa derniere année, accusé d’avoir triché par son meilleur ami et colloc (et s’est aussi fait piquer sa petite amie par ce vil personnage). Aujourd’hui, Chuck, célibataire, ne traine qu’avec des geeks un peu bizarres et ratés, et travaille au « buy more », un hypermarché.
Notre héros est donc  un pur raté, en lequel se reconnaitront les ratés, les geeks, et ceux qui ont un peu d’humour. Sauf qu’un jour…
il se passe beaucoup de choses dans le premier épisode, mais je vous laisserai regarder. L’idée de la série est que Chuck devient un espion. Il rencontre une fille canon, et toute sa vie change. La plupart des poursuites d’espionnage se passent autour du supermarché, et le 25eme degré est présent tout du long. On ne s’ennuie pas, on rigole bien, et on adore les personnages, surtout tous les geeks bizarroïdes du Buy More. Et puis on reconnaît plein de citations de notre culture adolescente, alors on adore.
Non je ne parle pas toujours de moi en disant « On », donc on dira qu’on comprenait mes amis et moi (enfin tous ceux qui regardent Chuck, et a préciser, ils ne sont pas tous chômeurs !).
Bref, vraiment à voir !

dimanche 8 mai 2011

Un ordinateur en moins

Juste un petit mot pour dire que non, je n'abandonne pas encore ce blog! mais mon ordi est tombé en panne la semaine dernière, et cette semaine est tres chargée, alors ce sera difficile de trouver des moments libres pour le faire vivre! enfin je ne l'oublie pas et serai bientôt prête à raconter les rencontres de tous les jours, l'expo cranach, bloody mama, la vie sans série pendant une semaine, le marché de barbes (oui bon le marché de la chapelle mais en meme temps il démarre a barbes...) le bonheur de ma super creme hydratante qui peuple ma vie et surtout me sauve des coups de soleils parisiens (oui oui j'ai passé mon samedi aprem au soleil et je suis rentrée écrevisse) mon nouvel ordi qu'il est trop chou tout petit et tout malin. Bref que d'aventures!